Un échange bien sympa avec un voisin que j'apprêtais à prendre sans mot dire ... du coup j'ai même revu ma position
Naemesis a écrit :Bonjour, comte

Vous avancez sur mes terres avec une forte armée. Puis-je savoir si vos intentions sont aussi belliqueuses que je l'imagine ?
Galan a écrit :Hum étrange ... la dernière missive venue de votre part ressemblait plutôt à celà : "Je serais toi, je ferais demi tour MAINTENANT. je dis ça comme ça, hein. "
Est-ce la force armée à ma disposition qui vous aurait fait changé de temps, chef Vicomte ?
En effet, mes intentions sont claires. Belliqueuses pas forcément si l'on arrive à un compromis et où tout pourrait se passer sans sortir les armes par contre.
Je propose la chose suivante : vous me laissez le droit de passage sur vos terres et retirez vos troupes de votre capitale le temps que je devienne votre suzerain, sans effusion de sang. Celà vous permettra de ne pas sacrifier nos troupes à tous les deux. En devenant votre suzerain, je m'engage à vous assister et à vous défendre, voire même dans le cadre de campagnes militaires futures, à venir vous prêter main forte et en échange, en dehors des 20% de taxe sur lesquelles je ne peux de toutes façons rien faire, je vous demanderai de ne pas aller à mon encontre.
De plus, je vous propose, si nous allons dans le même sens, de vous laisser prendre des vassaux au nord-ouest de vos terres et de ne pas venir reconquérir ceux que vous avez pris sous votre joug et je continuerai mon avancée vers le sud, sereinement, en vous sachant mon allié et vous pourrez faire de même de l'autre côté.
Quoi qu'il en soit, sachez que je n'ai qu'une parole et que mon but n'est pas de tout écraser. Je préfère 100 fois être le suzerain sans avoir eu à combattre, d'un allié que je sais actif (comme vous semblez l'être) que de prendre des terres par la force et de voir les seigneurs sous ma coupe ne pas agir.
De plus, si nos rapports restent bons, le jour où je trépasserai, il est clair qu'on aura fait au mieux avant pour que mes alliés soient les premiers à se servir sur mes terres avant que je ne décède.
En espérant une réponse rapide concernant ma proposition
Galanthil
Naemesis a écrit :Le dernière missive était celle d'un jeune coq qui vient de trouver une épée et un village à prendre. Aujourd'hui, je mesure bien mieux les éléments indispensables de la guerre et de la diplomatie.
Votre force armée, ainsi que vous le dites, semble effectivement conséquente. Cependant, je vous prie de croire que je possède moi même une certaine force, et que vous vous doutez bien qu'un conflit ouvert n'aboutirait qu'à des morts des deux côtés. Qu'il soit bien clair que je ne cèderai pas mon indépendance sous la menace ; quitte à perdre mes terres, je les défendrai pied à pied. Cependant, je n'ai moi non plus pas la moindre envie de me battre avec vous. Vous remarquerez au passage que je n'ai pas volé au secours de mon ancien suzerain, Blackscorp, alors même que vous l'attaquiez à côté de mes terres ; de même, vous observerez que j'ai lié avec le seigneur Chibi une alliance qui n'a nullement cherché à vous inquiéter de quelque façon que ce soit.
Ce que je peux donc vous proposer, c'est donc un pacte de non agression dans un premier temps, muable par la suite en franche alliance si la situation s'y prête ; en revanche, vous comprendrez que je ne peux céder mes terres au premier qui vient me les réclamer l'arme à la main.
Je vous remercie en tout cas de votre politesse ; manier et la langue et l'épée est une qualité qui se perd.
Je vous saurai gré de répondre à cette proposition, que je pense honnête et avantageuse pour nous deux, par la voie des lettres avant de songer à le faire par celle du sang.
Vicomte Naëmesis.
Galan a écrit :Pour commencer, je vous remercie de la vitesse à laquelle vous avez répondu.
Concernant Blackscorps, il vous a sans doute échappé qu'il a ouvert les hostilités en attaquant mes terres ... effectivement ma réponse fut assez "violente".
Concernant nos affaires en cours, il est clair que je ne resterai pas dans mon coin, sans étendre mon Royaume qui, je le crois, a un avenir certain. Je n'ai nullement envie d'une guerre entre nous, mais si nous devons en arriver là, je m'y résoudrai. Les terres voisines sont occupées et le meilleur compris était, il me semble, que je vous laisse en paix sous ma protection, sans que celà n'influe d'une quelconque manière sur votre développement. Qu'est-ce qu'une ridicule taxe si en contrepartie vous pouvez, avec mon soutien et mon aide, vous octroyer les terres voisines ? Vous devez d'ailleurs sans aucun doute savoir mieux que quiconque que c'est la solution puisque vous êtes allé prendre, sans doute avec moins de dialogue, quelques uns de vos voisins, que je vous propose donc de vous laisser garder sous votre cape, sans quoi il est clair que je risque de m'intéresser à eux également à l'avenir.
De plus, qu'adviendra-t-il si vous restez sans suzerain ? Un jour un Seigneur bien plus puissant que moi verra en vos terres, dénuées de protection ou presque, l'occasion d'accroitre sa propre gloire et fera quelques heures de marche pour venir se servir, ce qui vous fera perdre tout territoire, le temps de reconquérir.
En me prêtant allégeance maintenant, c'est la garantie de pouvoir renvoyer vos généraux rallier votre troupes sur vos terres immédiatement et ne perdre que quelques heures sans que ni votre commerce, ni votre armée, n'en patisse, et être tranquille à l'avenir. De plus, je vous laisserai un libre accès à toute ressource à l'intérieur de mes frontières.
Je vous demande donc une dernière fois d'y réfléchir, sans quoi, pour passer de toutes façons, je n'aurai d'autre choix que d'utiliser la force. Evitons d'en arriver là et plutôt que de nous déchirer, luttons ensemble pour accroitre notre zone d'influence.
Respectueusement
Comte Galanthil
Naemesis a écrit :Je n'ai absolument pas suivi les déboires de mon ancien sire, car j'exècre l'idée même de la vassalité de mes terres. Son empire s'est manifestement effondré, tant pis pour lui ; il a cherché à provoquer le conflit avec vous, d'après vos dire, et a récolté ce qu'il avait semé.
Je ne suis pas naïf au point de vous suggérer de rester dans votre coin à laisse pousser votre barbe en oubliant d'accroitre votre empire. Toutefois, je vous suggère simplement de choisir pour votre extension une voie qui ne passerait pas par moi. Je ne veux pas d'une vassalité, fût-elle confortable et sous les ordres d'un seigneur puissant ; la cage a beau être dorée, elle n'en demeure pas moins une cage.
Soyez conscient que j'apprécie votre proposition ; je ne méprise ni votre aide ni votre protection. Mais vous êtes, pour le moment, le seul ennemi capable de m'infliger de sérieux dégàts ; je n'ai nul besoin immédiat de renforts pour conquérir les terres qui m'entourent ou pour les défendre. Rester sans suzerain est mon but premier, et c'est pourquoi vous comprendrez que je ne peux vous céder ainsi mon empire.
Ce qu'il m'est possible de faire, en revanche, c'est de vous laisser passer. Les terres du Sud ne m'intéressent guère, et celles de l'Est sont les vôtres ; je ne compte m'étendre ni sur les unes, ni sur les autres. à l'Est, mon empire a atteint sa limite. Ainsi que je vous l'ai dit, je ne tiens nullement à vous combattre ; je peux donc vous accorder un passage permanent sur les voies d'accès qui mènent au Sud. Je mesure bien le fait que tout ceci n'équivaut pas la une prise de contrôle de mon empire ; mais puisqu'il m'est impossible de vous accorder celle ci, la meilleure proposition que je puisse vous faire sans que nous en venions au conflit est celle-ci.
Quant à ma politique envers mes voisins plus faibles, enfin, vous avez tout à fait raison : je n'ai pas demandé leur avis aux deux seigneurs que j'ai moi-même vassalisés. Ils étaient assez faibles pour que je m'empare de leurs terres sans coup férir, et j'aurais été bien sot de ne pas en profiter. Cependant, nous sommes ici dans une situation différente ; quitte à dispaître, j'ai, moi, les moyens de me défendre un tant soit peu.
Je souhaite véritablement trouver une issue pacifique à ce débat, d'une part parce que je ne m'estime a priori pas gagnant dans un conflit armé, et d'autre part parce que je commence même à vous apprécier un peu ! Je vous prie donc de bien considérer ma propositon.
Cordialement,
Vicomte Naëmesis.
Galan a écrit :Diantre (oui oui Diantre

), que vous m'insupportez !
Non pas votre ton, mais au contraire ... il m'insupporte d'avoir à rentrer en conflit avec un des rares Seigneurs semblant avoir de la verve sur ces terres ...
Et bien soit ... mais celà ne soit pas ébruité ... s'il venait à se dire partout que le Seigneur Galan est sensible aux belles palabres, quelle crédibilité garderai-je ? J'accepte donc votre offre, mais dans la mesure où celà ne concerne que vous et seulement vous ... et en aucun cas votre voisin que vous avez pourtant appelé "allié" précédemment.
Si celà est d'accord, j'attends l'ouverture de vos frontières pour me diriger plus encore vers le sud. En espérant que cet arrangement ne nous cause de tort, ni à vous, ni à moi d'ici les prochaines semaines.
Respectueusement
Galanthil